Taimanin Asagi ~Kessen Arena~

Posted décembre 25th, 2014 by Arez and filed in Jeux Vidéo

AVERTISSEMENT : Pour les moins éduqués au monde merveilleux du hentai qui l’ignorent, Taimanin Asagi est une série de jeux hentai assez hardcore et plutôt violente. Le contenu de cet article sera donc carrément NSFW et il vient avec quelques trigger warnings pour les plus sensibles au sexe, à la violence et au sexe violent.

Ne nous voilons pas la face : 2014 a été une année de merde. Le peu de positif à tirer de cette année s’est retrouvé noyé sous un torrent d’immondices diverses et variées. Et bien que je soie pressé de passer à autre chose, c’est-à-dire ici Fallait Que J’y Vote mon épopée J-Pop quotidienne qui commence le premier janvier soyez-chics-suivez-faites-moi-plaisir, je ne peux pas échapper à la cruelle réalité du temps et de la semaine qui nous sépare de la Saint Sylvestre et du glas sonnant sur cette année 2014 de chie.

Alors que faire ? Préparer l’avenir ? Vous connaissez ma compétence et savez donc que, si la possibilité m’est offerte de prendre le temps de faire quelque chose correctement, je la refuserai tel un enfant capricieux devant une assiette de poisson à la cantine. (Je suis aussi l’enfant capricieux dans cette métaphore.) Non, pour boucler l’année, on va partir en roue libre et parler d’un jeu japonais aussi obscur qu’obscène, avec une bonne dose d’humour douteux et d’allitérations alambiquées. Un bon article à l’ancienne comme je les faisais à l’époque où j’étais rigolo. C’est mon cadeau pour vous, audience attentive. Joyeux Noël.

Ça a commencé parce que je cherchais un nukige yaoi bien sale pour m’occuper pendant mes longues nuit d’hiver froides et solitaire. Je vous raconte cela pour deux raisons : d’abord par besoin de réaffirmer ma bisexualité, afin de clarifier ma situation pour vous, mais surtout pour moi, parce que j’ai fait mon coming-out il y a six mois et que je suis encore en plein questionnement de mon identité. Ensuite, parce que je veux non seulement partager ma découverte, mais le cheminement qui m’y a mené, sinon pour la postérité, au moins pour vous offrir une opportunité de vous moquer de moi.

Bref, après quelques clics insatisfaisants sur vndb, j’élargis le champ de mes recherches à quelques tags que j’apprécie quel que soit le genre des personnages qu’ils concernent. Et c’est là que je tombe sur la page du jeu dont nous parlons aujourd’hui. Une recherche Google plus tard, je découvre que non seulement il y a un nouveau jeu dans la série Taimanin Asagi, que j’apprécie particulièrement, mais qu’en plus, il est gratuit. Et ce n’est que le précipice d’une abysse si profonde qu’il fallait que j’y consacre un article.

En effet, après avoir créé mon compte sur le portail DMM et m’être armé de la meilleure traduction approximative que je pouvais trouver, j’ai commencé à jouer à ce nouveau Taimanin Asagi. Et, au fur et à mesure de mon progrès, je devais me rendre à l’évidence : c’est l’un des meilleurs jeux Free-To-Play auxquels j’ai joué cette année. Avant de vous expliquer comment, laissez-moi tenter de vous expliquer pourquoi, ainsi que tout un tas de trucs tout à fait prétentieux.

D’un point de vue académique, je pense qu’il est important de parler de l’intersection entre pornographie et jeu vidéo pour deux raisons. D’abord parce qu’en entretenant le tabou, on laisse le champ libre aux pires dérives, les plus sensationnalistes. Si on ne veut pas d’autres jeux dans l’acabit de Rapelay, il est nécessaire d’ouvrir la discussion sur comment faire de la pornographie de manière saine en jeu vidéo et d’établir un cadre pour ça.

Ensuite, plus prosaïquement, les jeux pornographiques nous offrent aussi une occasion d’en apprendre plus sur la science du game design. Alors qu’il est compliqué de définir ce qui constitue une récompense dans un jeu d’un autre genre, la récompense dans un jeu porno est facile à voir. C’est les scènes où les personnages sont tout nus et font des choses. Une fois qu’on a trouvé ça, on peut commencer à remonter un peu pour voir l’autre partie du système, c’est à dire les mécaniques qui donnent l’accès à ces récompenses.

Et c’est là que ça devient intéressant à étudier, parce que dans le contrat social du jeu porno existe le besoin de récompenser le joueur le plus souvent possible, ce qui demande de simplifier au maximum les mécaniques. La plupart du temps, ça se fait en prenant la forme du Visual Novel, incroyablement simple mécaniquement : une série de choix entre plusieurs options qui mènent à une branche ou à une autre d’un script déjà écrit. Mais lorsqu’un jeu sort de ce cadre, on obtient quelque chose que je trouve fascinant à analyser : des jeux qui ressemblent à des titres plus courants, mais qui, parce qu’ils doivent donner au joueur son quota de gens tout nus, ont subi une purge de toute mécanique un tant soit peu chiante ou compliquée.

Et c’est là qu’on tombe sur le nœud du problème. Parce que, et vous n’allez sans doute pas le découvrir à la lecture de cette phrase, les jeux en free-to-play sont, la plupart du temps, exactement le contraire : des machines haineuses dont le but est de forcer le joueur à perdre son temps, sinon son argent, en multipliant les contraintes et en cachant autant que possible la nature de ces contraintes. De bien meilleurs articles que celui-ci en parlent beaucoup mieux, et je vous recommande de les lire.

Ce qui nous amène, enfin, au jeu auquel cet article était censé être consacré, et à l’affirmation suivante : Taimanin Asagi ~Kessen Arena~ est l’un des meilleurs jeux free-to-play auquel j’ai joué en 2014, parce qu’il apporte au genre toutes les simplifications mécaniques et les récompenses du monde du jeu porno. Pour comprendre comment ça marche, et comment le jeu réalise une figure aussi difficile, on va passer à la partie concrète de l’article, qui va également servir de guide si vous voulez débuter.

LA PARTIE CONCRÈTE DE L’ARTICLE, C’EST-A-DIRE LE GUIDE

Premièrement, rendez-vous sur la page du jeu, cliquez, et, si besoin est, faites-vous un compte sur DMM. Je ne vais pas vous expliquer comment, parce que la procédure est incroyablement simple et parce que je veux que vous vous forciez à apprendre les katakanas, c’est incroyablement simple et ça vous servira pour tout un tas de trucs. Vous pouvez passer l’interface du site en anglais, mais tout ce que vous aurez c’est une grosse redirection bien sale vers Nutaku, qui est l’équivalent pour les jeux de R18.com, sauf que R18.com a quasiment tout le catalogue vidéo de DMM alors que Nutaku a exactement trois jeux. Du coup, ne le faites pas.

Une fois que c’est fait, vous aurez droit à un tutorial auquel vous ne comprendrez rien si vous ne parlez pas japonais, puis, si vous êtes bien sages et que vous appuyez sur les boutons correctement, vous aurez droit à votre première scène H. C’était sympa, hein ? Vous en voulez plus ? Maintenant que le tuto est fini et que vous avez le champ libre, laissez-moi vous expliquer comment ça marche.

Vous noterez que j'ai choisi Ingrid parce que j'ai bon goût, et qu'elle est habillée parce que yo, NSFW mais faut pas pousser

Oui, comme ça, ça paraît atrocement compliqué. Mais comme les systèmes du jeu se nourrissent les uns les autres, et qu’il y a très peu de bullshit, c’est simple comme bonjour. J’explique.

En 1, on a la jauge d’endurance commune à 90% des jeux free-to-play qui existent. Elle se recharge automatiquement d’un point toutes les deux minutes et totalement lors d’un changement de niveau, ou on peut la recharger manuellement à l’aide de potions. A quoi servent ces points d’endurance ? A faire des quêtes (c’est le 2). Ici, pas de mini-jeu à la PazuDora ou Love Live, vous croisez des gusses, vous tuez ces gusses, et vous gagnez de l’XP (3), qui vous permet de monter en niveau (4), ce qui vous permet de gagner plus d’endurance. Les quêtes sont divisées en chapitres et niveaux, et plus on va loin dans les chapitres, plus ils demandent d’endurance et donnent de l’XP. C’est le cercle vertueux des barres qui se remplissent et se remplissent que tout le monde peut apprécier.

Après, il y a les BP (5). Vous n’en avez que 6, ils se rechargent très lentement (un toutes les 20 minutes), mais ils permettent de faire le truc le plus important du jeu : affronter des boss. Ils se trouvent de trois façons : soit ils sont croisés au détour d’une quête, soit vous avez répondu à l’appel au secours d’un autre joueur (6), soit vous avez choisi d’affronter un autre joueur en PvP pour faire monter votre rang dans l’arène. (7) Dans tout les cas, le fonctionnement est le même. Vous pouvez dépenser 1, 2 ou 3 BP pour faire un peu, beaucoup ou pas mal de dégâts à l’adversaire, qui, une fois terrassé, vous rapportera un beau paquet de récompenses. (8)

Ces récompenses, c’est les médailles et le Gold que vous voyez en 9. Les médailles permettent de se rendre au Gacha (10) pour acquérir de nouvelles cartes pour votre deck (11). Il y a trois niveaux de Gacha, chacun demandant une ressource de plus en plus rare pour avoir des cartes de plus en plus puissantes. (Truc sympa : vous pouvez convertir vos doublons du niveau R ou supérieur en médailles, pour essayer d’obtenir une autre carte.) Vu que c’est un free-to-play japonais, vous connaissez à peu près la musique : vous composez une équipe avec vos cartes, et c’est elles qui se battent en votre nom lors des combats face aux boss. Le principe est celui d’un pierre-feuille-ciseaux tout con, dans lequel les Ninjas (Rouge) battent les Démons (Bleu), qui battent les Soldats Américains (Jaune), qui battent les Ninjas. Et le Gold ? C’est là que ça devient vraiment sympa.

Le Gold vous permet de payer pour l’entraînement de vos cartes (12). Vous prenez la carte que vous voulez améliorer, vous choisissez des cartes inférieures à sacrifier, et vous dépensez le Gold pour que la carte gagne en XP. (Deuxième truc sympa : le jeu a un bouton qui calcule automatiquement le niveau auquel arrivera la carte, comme ça vous pouvez éviter de payer trop cher pour rien). Et c’est là qu’intervient la partie hentai de ce free-to-play hentai. Toutes les cartes de niveau R ou supérieur ont une ou plusieurs scènes H qui leur sont associées, et qui sont débloquées lorsqu’elles atteignent leur niveau maximal. Et là, c’est un peu la fête du slip. (Troisième truc sympa, alliage parfait du thème et des mécaniques : l’animation de level-up d’une carte c’est de se faire encercler de chaînes, puis fouettée.)

Certes, les scènes n’ont pas de musique, mais elles sont doublées, et, surtout, elles sont illustrées par un Who’s Who des meilleurs dessinateurs de hentai un peu tordu. Kagami et Aoi Nagisa, les illustrateurs réguliers de la série et de ses spin-offs, sont ici rejoints par des gens qu’on a vu dans d’autres productions Lilith, comme ShindoL, mais aussi des nouveaux comme Mizuryu Kei, Erect Sawaru ou Fei. Les mauvaises langues pesteront tant leurs styles sont différents, mais les vrais amateurs sauront apprécier à leur juste valeur. Et toutes ces scènes sont facilement accessibles via l’album qui vous permet de voir en un clic vers qui vous devriez porter votre attention. (13)

Et là, vous vous demandez où se trouve la douloureuse. « Ceci m’a l’air fort bon », vous me dites. « Mais, il y a forcément un piège à gogos quelque part, un puits sans fond dans lequel tombent les économies de consommateurs moins avertis que moi, non ? ». Même pas. Okay, vous pouvez payer pour avoir accès au Gacha premium et avoir plus de chances de tomber sur une carte ultra-rare, mais vous pouvez tout aussi bien recevoir des tickets gratuits. Le Shop en 14 ? Tout juste vous permet-il d’acheter des potions pour recharger endurance et BP, que vous pouvez tout aussi bien dropper pendant une quête, dans des versions moins puissantes, certes, mais toujours utiles. A aucun moment, sauf si vous êtes pressés, vous n’avez à dépenser le moindre sou.

Alors, et puisque la fin d’année réclame nombre de bilans : est-ce que Taimanin Asagi ~Kessen Arena~ est le meilleur jeu de 2014 ? Bien sûr que non. Le meilleur jeu porno ? Je ne crois pas. Le meilleur free-to-play alors ? Non. Mais dans sa catégorie à lui, le jeu propose un moment intéressant et détendu, qui évite les travers de ses pairs en ne se transformant pas en à travail à temps complet où le patron est une machine capricieuse. Avec le bonus non négligeable de scènes hentai de qualité qui sauront plaire aux amateurs. Qu’est-ce que ça vous coûte d’essayer ? Si vous avez besoin d’un guide plus complet, voilà celui que j’ai utilisé.

Sur ce, joyeux Noël, les loulous. On se revoit en 2015, promis ça va déchirer.

P-S : Durant la rédaction de cet article, je me suis rendu compte qu’on pourrait faire exactement le même jeu, mais avec les cyberbastons de rue de l’univers de Dramatical Murder à la place du combat millénaire entre démons et ninjas. Et genre, à la place des guerrières en tenues improbables on a des jolis garçons en tenues improbables. Je dis qu’il y a carrément moyen de se faire un bon paquet de thunes là-dessus, si vous avez des contacts chez Nitro+Chiral, essayez de faire passer, je demande pas grand chose, juste plus de CGs avec Virus et/ou le boule à Clear. Merci.

P-P-S : Je cherche toujours un bon nukige yaoi, si ça peut aider j’ai déjà fait Hadaka Shitsuji et c’était BIEN BIEN BIEN. Merci.

Quelques Mots sur Zankyou no Terror (ou Terror In Resonance) [Attention Spoilers]

Posted juillet 13th, 2014 by Arez and filed in Animes

Depuis la semaine dernière, je suis officiellement un contributeur à Minorin, le blog collaboratif de critiques d’animes tenu par Amo. C’est un nouveau truc pour moi, c’est pas mal enrichissant, et ça m’a redonné l’envie d’écrire sur Internet sur des sujets, comme par exemple Sailor Moon Crystal (prochain article la semaine prochaine, évidemment, wink wink lâchez vos comms). Je vous dis ça d’abord parce que peut-être que vous vouliez de mes nouvelles, vous la foule en délire qui vous précipitez sur ce que nous nous sommes mis d’accord pour appeler Mon Blog, et ensuite parce que ça explique les paragraphes à venir, c’est une introduction, c’est un peu le but, mais il est bon de s’en rappeler, pour vous comme pour moi.

Zankyou no Terror (ou Terror In Resonance) (Ou Terror In Tôkyo) (Ou Mon Curé Chez Les Nudistes) (Non je déconne) est probablement l’une des meilleures surprises non seulement de cette saison estivale, mais aussi du bloc noitaminA de Fuji TV. C’est super bien mis en scène, évidemment pour du Shinchiro Watanabe. La musique surbute, évidemment pour du Yoko Kanno, et c’est super joli, parce que c’est ce à quoi le studio MAPPA nous a habitué.

Si j’avais écrit l’article sur ce premier épisode pour Minorin, j’aurais sûrement élaboré sur ces points. Malheureusement pour moi et heureusement pour vous, RdNetwork a déjà commencé à couvrir la série, et ce qu’il dit sur le sujet est probablement plus intelligent que ce que j’aurais écrit. Et je n’ai pas écrit l’article sur ce premier épisode pour Minorin parce que je m’y suis pris trop tard, et que les règles de Minorin n’autorisent qu’un seul contributeur à écrire sur un seul épisode d’une seule série.

(C’est d’ailleurs pour ça que j’étais un peu réticent à l’idée de publier mon article sur Sailor Moon Crystal. J’avais peur de prendre la place d’une contributrice qui pourrait mieux parler de Sailor Moon que moi puisqu’elle aurait été le public visé. J’ai toujours un peu peur de ça, notez, et je réitère ici le fait que je suis totalement prêt à laisser une femme couvrir les prochains épisodes de Sailor Moon Crystal à ma place, parce que je détesterais m’imposer sur un territoire qui n’est pas exactement le mien. Je fais cette aparté là comme ça parce que c’est mon blog où je peux faire ce que je veux, et zut à la fin.)

Bref : j’avais des mots à dire au sujet de Zankyou no Terror, et la seule place qu’il restait à ces mots pour exister était ce blog, la maison que j’ai abandonnée pendant trop longtemps. Ça va un peu dans le détail de ce qu’il s’est passé pendant l’épisode, du coup je préviens, il y aura des spoilers. Introduisons ici une coupure pour délimiter.

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Android: Netrunner

Posted juin 18th, 2014 by Arez and filed in Jeux

J’ai toujours voulu apprécier les jeux de cartes à collectionner. Ça a commencé quand j’étais gamin, avec le jeu de cartes Pokémon. J’avais 2-3 starters rangés dans de petites boîtes que je sortais à l’occasion pour regarder les dessins. J’ai joué au jeu une seule fois, avec mon voisin. Ça a duré deux après-midi plutôt ennuyeux, j’ai perdu, et j’ai dû lui céder mon Electhor super rare. Du coup, j’avais un peu grave les boules.

J’ai grandi, et comme la plupart des ados j’ai développé une curiosité pour Magic L’Assemblée. J’avais acheté un booster chez un marchand de journaux et je discutais des cartes avec un copain, mais je n’ai jamais eu un seul adversaire jusqu’à la sortie du premier Duels of the Planeswalkers sur Xbox. C’est là que j’ai appris la vérité dérangeante sur Magic et sur la plupart des jeux qu’il a inspiré. (Et je pense à toi en particulier, Hearthstone)

Traitez-moi de fou si vous y tenez, mais je crois que Magic est un jeu chiant et mécaniquement pauvre.

Chiant, parce qu’au delà du fait que l’heroic-fantasy est un thème tellement vu et revu que l’image sur sa bande magnétique est toute dégueulasse et tordue (Si vous êtes trop jeunes pour avoir connu les VHS, de une, cherchez sur wikipedia, et de deux, vous me faites pas mal flipper alors prétendez que vous êtes plus vieux dans les commentaires), mais en plus, les mécaniques de jeu collent à ce thème comme les filles me collaient pendant les slows à la boum de la colo, c’est à dire à bout de bras avec un très large cordon sanitaire au milieu.

Dans Magic, on est des supers magiciens à la Gandalf, non ? Le genre de type qui peut tromper la mort et qui a des pouvoirs quasi-divins, c’est ça ? Alors pourquoi je dois invoquer des monstres pour tabasser mon prochain ? Et pourquoi je dois attendre d’être blindé en mana pour invoquer les monstres les plus cool ? Et pourquoi je ne peux tirer qu’une unité de mana par terrain pour invoquer ces monstres ? Et qu’est-ce qu’un terrain, et comment j’en tire de la mana ? Et pourquoi je veux tabasser mon prochain ? Et, bordel de merde, est-ce que quelqu’un peut me dire ce qu’est un lotus noir, et pourquoi les gens les vendent à 1250 euros sur eBay ?

Mais qu’un jeu n’ait aucun sens thématiquement, passe encore. Je veux dire, les échecs sont le plus grand jeu de plateau de tous les temps, et personne ne sera foutu de vous expliquer pourquoi les cavaliers se déplacent en L. Ce qui me gêne le plus dans Magic, c’est le fait que toutes les décisions intéressantes se déroulent hors de la partie.

J’explique : La façon dont un joueur va choisir ce qu’il fait lorsqu’il est face à un adversaire sera définie avant toute chose par la construction de son deck. Plutôt que de réagir à la situation face à laquelle il est confronté, un bon joueur va chercher à gagner du temps en attendant d’avoir dans sa main le combo de cartes dévastateur qui va lui permettre de prendre le dessus. Mais du coup, à chaque tour, il y a une option optimale qui permettra de faire avancer la machine tout en restant à l’abri des attaques adverses, et quelques options débiles qui vous feront passer pour un gros cake.

Au lieu d’une bataille épique entre deux grands sorciers, j’ai plus l’impression de voir une bagarre de comptables qui cherchent à améliorer du mieux que possible les chiffres de leur boîte pour le troisième trimestre pour qu’elle continue de tourner. Magic est intéressant pendant la création de son deck, lorsqu’on a les mains dans le cambouis et qu’on décide de préparer avec amour des jolis combos faits main, qu’on arrose délicatement avec un joli thème. Tiens, un deck avec des rats ! Oh, joli deck de gobelins ! Mais même cette phase à ses limites, et c’est lorsqu’elle affronte la dure réalité du capitalisme le plus sale.

« Oh, tu veux te faire un joli deck ? », déclarent un sourire en coin les patrons de Wizards of the Coast, une division du groupe Hasbro. « Alors achète nos jolis boosters, viens ! Si tu es gentil et que tu nous file toutes tes économies, on pourra même te donner cette jolie carte qui sera la clé de voûte de tout ton édifice ». Certes, ce n’est pas le plus gros des rackets, mais c’est un racket néanmoins, et celui-ci est plutôt lucratif.

Mais en vérité je vous le dis, face à tant de cynisme, il existe une alternative. Il existe un jeu où le thème et les mécaniques jouent de concert, unis l’un dans l’autre en parfaite harmonie. Il existe un jeu où même le deck le mieux construit tombera face à un joueur capable de faire preuve d’ingéniosité et de roublardise. Ce Shangri-La de game design, à la croisée de Magic et du poker, il existe, il porte des jolis habits de Cyberpunk, et son papa, c’est Richard Garfield. C’est-à-dire le créateur de Magic. Comme quoi, passé un certain moment, même le créateur de Magic en avait plein le cul de Magic, alors n’allez pas dire que je raconte n’importe quoi.

Ce jeu, étais-je sur le point de vous dire avant d’être interrompu par moi-même, c’est Netrunner, publié par Wizards of The Coast en 1996. Jeu asymétrique mettant en scène le combat d’une méga-corporation aux desseins plutôt sombres face à un hacker débrouillard qui veut lui coller un maximum de bâtons dans les roues pour l’empêcher de mettre à exécution ses plans pour dominer le monde. Salué par la critique et les joueurs qui s’y connaissent un peu, le jeu a eu la malchance de sortir alors que le marché des jeux de cartes à collectionner s’écroulait comme un soufflé mal fichu, et il a fini par tomber dans l’oubli.

Pourquoi en parler aujourd’hui, alors ? Parce que, 16 ans plus tard, Fantasy Flight Games a racheté la licence à Wizards, ajouté deux-trois coups de peinture sur l’édifice et a sorti Android: Netrunner, le jeu dont nous parlons aujourd’hui et que j’aime d’un amour tout à fait déraisonnable. Pourquoi « Android » ? Parce que le jeu se passe maintenant dans l’univers d’Android, un jeu de FFG très inspiré de Blade Runner et très décevant d’après les dires de tout ceux qui l’ont essayé après avoir adoré le jeu de cartes. Pourquoi « Netrunner » ? Parce que, sous la peinture et les nouvelles règles, ça reste Netrunner, le jeu totalement génial de 1996. « D’accord, mais comment joue t-on à Netrunner ? », j’allais y venir.

Comme je l’ai dit plus haut, Netrunner est un jeu totalement asymétrique. L’objectif général est le même (réussir à remporter 7 points de victoire), mais les moyens d’y arriver sont différents selon que vous soyez du côté de la Corporation ou du côté du Runner -le hacker mentionné tantôt, mais dans le jeu ils s’appellent des runners-.

La Corporation gagne si elle arrive à remplir ses objectifs. Lentement mais sûrement, elle doit poser ses cartes dans des serveurs, puis investir du temps et des crédits jusqu’à avoir assez de jetons d’avancement pour remporter l’objectif, marquer les points et obtenir un nouveau pouvoir sympa. Par exemple, embaucher une force de sécurité privée qui vous permettra d’aller casser les genoux de quiconque tenterait d’accéder à vos serveurs, par exemple, le Runner assis en face de vous.

Le Runner gagne si il arrive à voler les objectifs de la Corporation. Pour cela, il doit lancer et réussir des piratages sur les serveurs de son adversaire. Et, première idée géniale du jeu, en plus des cartes posées devant lui, appelées « serveurs distants », le joueur de la Corporation a trois serveurs centraux, les Archives, la R&D et le QG, qui correspondent respectivement à sa défausse, sa pioche et sa main. Dès qu’il découvre un objectif parmi les cartes de son adversaire, le Runner la remporte, et marque les points indiqués dessus.

Seulement, ce n’est pas aussi simple. La Corporation peut protéger ses serveurs à l’aide de GLACE. (Générateurs de Logiciel Anti-intrusion par Contre-mesures Électroniques, oui c’est alambiqué mais c’est un sacrifice à faire si on veut sauver le jeu de mot). Lorsqu’un Runner rencontre une glace, il doit en exécuter toutes les routines avant de continuer. Et les routines vont d’un gentillet « Arrêtez le piratage » au plus vicelard « Prenez 1 dégât Neuro« , qui va diminuer de manière permanente la taille de la main du Runner.

Mais n’allez pas croire que le Runner n’a pas les moyens de se défendre. En effet, il dispose de brise-glaces, des logiciels qui permettent de casser les routines des glaces posées sur son chemin. Seulement voilà : il y a trois types de glaces, et trois types de brise-glace qui ne briseront les routines que d’un seul type de glace. Oh, et j’avais presque oublié la deuxième idée géniale du jeu, le gros twist : la Corporation joue la plupart de ses cartes face cachée, et peut en payer le coût uniquement lorsqu’elle en a besoin, c’est à dire lorsque vous vous attaquerez à l’un de ses serveurs.

Allez, je force un peu le trait, la Corporation n’est pas si puissante que ça. D’abord, elle ne peut pas tout protéger tout le temps, parce qu’elle n’en a ni le temps ni les moyens. Ensuite, vous pouvez disposer de ressources qui vous permettront d’affronter les tours de glace plus sereinement. Vous pourriez prendre un petit boulot, aller en boîte pour vous ressourcer, ou vous trouver une piaule ou vous planquer pendant que les flics qui veulent vous péter les genoux vous cherchent. Et vous pouvez lancer diverses opérations pour pourrir la vie de la Corpo afin de vous faciliter la vie, comme lancer de faux ordres d’activation ou plus simplement leur vider les caisses afin qu’ils n’aient plus les moyens de faire quoi que ce soit tandis que vous êtes plein aux as, en train de vous descendre une canette de boisson énergisante cul-sec.

Ce à quoi la Corporation répondra en faisant fermer vos comptes en banque, en vous traquant afin d’éliminer une à une vos connections et vos ressources, et, si ça ne fonctionne pas, ma bonne dame, il reste toujours la tactique de la terre brûlée. Après tout, ça donnera du boulot à notre division Bâtiment et quand le bâtiment va, vous connaissez la chanson.

Et si avec tout ça vous n’êtes pas encore assez parano, n’oubliez pas : la Corporation a également les moyens de vous tendre des traquenards vicieux qui pourraient bien vous coûter la vie. Parce que oui, j’avais oublié de le mentionner, mais la Corporation peut également vous tuer et remporter la partie comme ça. Mais ne perdez pas espoir, vous avez les moyens de les pourrir à l’aide de virus très méchants et de programmes ultra-perfectionnés qui ne feront qu’une bouchée de l’opposition.

Vous l’avez senti, hein ? En vous montrant deux-trois cartes et en vous expliquant tout autant de règles, je crois que j’ai fait la démonstration de comment le jeu utilise son thème et ses mécaniques pour raconter l’histoire fascinante d’une méga-corporation surpuissante écrasant tout sur son passage, et du petit runner malin et courageux qui avec ses moyens limités va pouvoir les arrêter. Et devinez quoi ? Même si les cartes sont tirées de l’édition de 2012, tout ça était déjà sous une forme ou une autre dans le jeu de 1996. Vous comprenez maintenant pourquoi on a eu droit au remake 16 ans plus tard ? Le jeu déborde de personnalité, et il aurait été stupide de ne pas le revisiter un jour ou un autre.

Et je n’ai toujours pas évoqué la grosse nouveauté de l’édition de 2012, la troisième idée géniale, le truc en plus de tous les autres trucs en plus : les identités. Parce qu’en plus de faire son choix entre le Runner ou la Corpo, Android: Netrunner demande au joueur de faire son choix parmi quatre Méga-Corporations et trois factions de Runners, chacune avec plusieurs identités, toutes avec un style de jeu et une manière de construire le deck différentes. Illustrons maintenant en faisant le tour des Corpos :

  • Spécialisée dans la robotique et l’intelligence artificielle, Haas-Bioroid est une corporation facile à jouer pour les débutants. Les bioroides constituent en effet une glace puissante et efficace qui saura gêner la plupart des tentatives de piratage. Couplés à une économie solide, Haas est l’archétype de la corpo bien mais pas top dans tout les domaines, mais bien.
  • Leader dans le domaine du clonage pharmaceutique et dans l’expérimentation humaine, Jinteki est tout le contraire de Haas. Leur glace est fragile et leur économie compliquée. Cependant, c’est probablement la plus dangereuse des corporations parce que leur capacité à tendre des pièges mortels est inégalée. Jinteki a le don de jouer avec l’esprit du Runner, et à punir la moindre erreur d’inattention avec des cartes qui font du gros dégât. Difficile à jouer, et difficile à affronter, Jinteki fait mal, et le fait bien.
  • NBN, la plus grande multinationale du monde médiatique, pensez News Corp sous stéroïdes, se concentre sur les Tags et les Traques. En gros, ils vont chercher le runner, le trouver, lui pourrir la vie, et pendant qu’il essaie de s’échapper, ils vont avancer leurs objectifs le plus vite possible et gagner avant que le Runner soit à nouveau sur ses deux pieds.
  • Et puis, il y a le Consortium Weyland. Leur truc à eux, c’est de faire des grosses centrales géothermiques et des grands immeubles avec un gros W dessus. Ils sont blindés, et ils vont utiliser tous ces crédits pour pourrir le Runner. Leur glace est chère mais puissante. Ils peuvent démolir tout un quartier juste pour tuer quelqu’un, ils savent que le monde les déteste, et ils s’en tapent.

Du côté des Runners, c’est exactement la même chose :

  • Les Anarchs, comme leur nom l’indique à peu près, se foutent d’à peu près tout, et veulent juste écraser les méga-corpos sous la semelle de leurs cyber-Docs. Pour cela, ils déploieront toute une suite de programmes et de virus faits pour mettre un serveur à genoux. Maintenant voilà, ils ont des coupes de cheveux étranges, et ils trouvent que l’argent c’est sale alors leur économie est plutôt mauvaise.
  • Les Criminels, eux, l’argent, ils adorent ça, et ils vont tout faire pour en avoir le plus possible, et ça passe par toute une série de mauvais tours qui vont empêcher la Corpo de faire ce qu’elle voulait. Capables d’être dangereux même sans brise-glace, les Criminels sont le ver dans le fruit qui se sustente en pourrissant tout ce qu’il peut pourrir.
  • Et enfin, il y a les Façonneurs, qui codent juste pour le plaisir de coder. Ils font de jolis programmes avec leur joli hardware, qui leur permet de passer outre toutes les glaces qu’ils rencontrent. Ils ne sont pas là pour détruire la Corpo, ni pour l’argent. Non, ils vont passer juste pour dire qu’ils ont pu passer, et voler des objectifs parce que ça semblait rigolo à faire.

En plus d’ajouter encore plus de personnalité au jeu, les identités, avec leurs avantages et leurs contraintes, facilitent la construction de deck, en indiquant une direction à suivre. Choisissez ce qui correspond à ce que vous voulez faire et trouvez des combos dévastateurs, assurez-vous d’avoir de quoi affronter tous les types de glace ou de brise-glace, assurez-vous de ne pas avoir trop de cartes et roulez jeunesse, l’incroyable aventure numérique du cyberpunk vous attend.

Et le mieux dans tout ça ? C’est que vous n’aurez même pas à claquer une fortune pour avoir tout ça. Pourquoi ? Parce que c’est un Jeu de Cartes Évolutif. En gros, tous les mois ou presque, vous pouvez acheter un petit paquet de données, qui contient 20 nouvelles cartes en trois exemplaires à incorporer dans vos decks. Et c’est tout. Pas la peine de vider son PEL pour acheter une tonne de boosters, toutes les cartes dont vous aurez besoin sont là, dans une jolie boîte qui s’ouvre sur les côtés.

Ces packs de données sortent par cycle de 6, et entre chaque, il y a une extension plus conséquente, mais centrée uniquement sur une Corporation et une faction de Runner qui sort. Il y a douze packs de données et deux extensions sorties en français, mais à des prix très abordables, et m’est d’avis qu’une fois que vous aurez commencé vous ne vous sentirez pas d’arrêter.

Parce qu’Android: Netrunner, c’est le futur. C’est déjà le jeu le plus excitant du moment tout supports confondus, mais l’ajout constant de nouvelles cartes qui changent de manière radicale la façon dont le jeu est joué en font aussi le jeu le plus excitant de demain. C’est aussi un peu le jeu le plus excitant d’hier, tant son game design encourage les grands moments de bravoure dont on se souvient pour le reste de ses jours, comme lorsqu’un runner sûr de son coup s’attaque à une tour de glace, survit aux assauts continus de la Corpo uniquement pour tomber sur un piège qui semblait un peu trop évident pour celui qui l’a tendu et qui suait à grosses gouttes, pensant que ça ne pourrait jamais passer (Oui, je parle ici d’expérience).

Alors si vous aussi vous cherchiez le jeu de cartes pour vous, sachez-le : le monde a changé. Bienvenue dans l’ère de Netrunner. Bienvenue dans le futur. N’oubliez pas vos brise-glace.

Android: Netrunner est un jeu de Fantasy Flight Games, créé par Richard Garfield et publié en France par Edge Entertainment. La boîte de base coûte 40 euros sur le site officiel de Edge, mais vous pouvez la trouver à moins cher ailleurs. Pareil pour les extensions, qui coûtent officiellement 30 euros, et pour les packs de données, qui eux sont à 15. Quoi qu’il arrive, il les vaut largement.

Le Grand Tournoi du Hentai II – Fin

Posted septembre 1st, 2013 by Arez and filed in Animes, Grand Tournoi du Hentai

Que de chemin parcouru depuis ce jour de juin, lorsque je vous avais demandé de m’aider à compléter une liste de 32 championnes qui s’affronteraient lors des deux mois suivants dans un tournoi rempli de sueur, de sang, de larmes et d’autres fluides que la décence m’interdit de citer ici, parce que, oui, on peut parler de hentai sans être un dégoûtant vicelard, qu’on se le dise.

Juin a laissé sa place à juillet, puis à août. Et enfin, en ce premier jour du mois de Septembre, nous pouvons célébrer un travail accompli. Le Grand Tournoi du Hentai II a une gagnante, et une fois de plus c’est grâce à vous. Merci pour votre soutien, vos commentaires, vos suggestions, mais d’abord et avant tout vos votes, sans lesquels ce tournoi n’aurait eu aucun sens. En tout cas, encore moins. Le processus aura été long et difficile, aussi bien pour les concurrentes que pour moi, mais nous y sommes arrivés, et nous en sommes sortis à peu près indemnes.

Vous l’aurez compris, je suis en train d’écrire de longs paragraphes alambiqués pour ménager mon effet, afin d’artificiellement faire monter la pression dans les esprits d’un auditoire qui n’attend qu’une chose : la consécration de leur championne, enfin. Ce ne sera pas pour tout de suite. Il faudra patienter. Et pas uniquement parce que j’ai décidé d’écrire la phrase que vous êtes en train de lire juste pour profiter du pouvoir que j’ai sur vous, petits lecteurs, dévorant le moindre de mes mots pour enfin arriver au résultat, parce que j’imagine que vous n’allez pas faire vos crevards et descendre directement en bas.

Pourquoi ? De une, parce que ce serait extrêmement malpoli. De deux, parce que vous louperiez les résultats de l’autre match qui s’est joué en cette dernière semaine.

A LA QUATRIÈME PLACE DU GRAND TOURNOI DU HENTAI II, AVEC 25 VOTES, SOIT 40% DES VOIES EXPRIMÉES :

Finale4

Faye, de Front Innocent !

Elle n’aura pas démérité, mais celle qui a fini deuxième du tournoi de l’an dernier termine cette fois-ci sur la pire place du podium, à savoir la place qui n’est pas sur le podium du tout. Cela reste tout de même un excellent parcours, tout comme Front Innocent reste un grand classique du hentai pour les amateurs de câlins dans la paille et de meidos lubriques comme seul Satoshi Urushihara sait les dessiner.

A LA TROISIÈME PLACE DU GRAND TOURNOI DU HENTAI II, AVEC 38 VOTES, SOIT 60% DES VOIES EXPRIMÉES :

Finale3

Asa Mizushima, de Sora no Iro, Mizu no Iro !

Les fans de Tony Taka peuvent se réjouir : certes, Asa n’est pas arrivée en finale, mais elle a réussi à s’emparer d’une troisième place plus qu’honorable, qui fait honneur à un boulot de la qualité de Sora no Iro, dont même l’adaptation animée n’est pas complètement dégueulasse. Le tournoi de cette année a plébiscité le hentai vanilla mignon, et Asa en est une de ses meilleures représentantes. Si déjà les vacances vous manquent, voilà un animé qui transpire le soleil radieux et l’amitié qui est un peu plus que de l’amitié. Bref, du plutôt bon.

Et voilà, c’était le Grand Tournoi du Hentai II. Merci aux 63 personnes qui ont voté dans les temps, et à celle qui a voté après la fermeture du sondage parce que WP-Polls n’est pas parfait ce qui m’a forcé à tout recalculer.

C’est fini.

Je crois qu’on a fait le tour.

Oui, je continue d’essayer de gagner du temps et c’est énervant.

Il y avait un autre match, plus important, celui-là. Vos 61 votes ont été comptés, il est temps d’en finir.

A LA DEUXIÈME PLACE DU GRAND TOURNOI DU HENTAI II, AVEC 24 VOTES, SOIT 39% DES VOIES EXPRIMÉES :

Finale2

Shion Fujino, de Hatsu Inu !

Ce n’est pas un hasard si les mots me manquent pour vous parler de la deuxième place de Shion dans ce deuxième Grand Tournoi du Hentai. Que dire face à un parcours presque impeccable ? Que dire face à ce regard qui pourrait désarmer le régime syrien et pousser les hommes à faire l’impossible, telle cette blague au goût plus que douteux ? Que dire face à l’héroïne de l’un des meilleurs mangas hentai jamais publiés, et à son adaptation incroyablement réussie ? Si les mots semblent aussi superflus, alors exprimons notre appréciation par le geste, et regardons à nouveau Hatsu Inu. Voilà une excellente idée.

AVEC 37 VOTES, SOIT 61% DES VOIES EXPRIMÉES, VOTRE CHAMPIONNE DU GRAND TOURNOI DU HENTAI II :

Finale1

Mafuyu Orifushi, de Kanojo x Kanojo x Kanojo !

Ce n’est pas une victoire. Non, lorsqu’on a dominé la compétition comme Mafuyu l’a dominée, c’est une consécration. C’est le fruit de tout l’amour que les fans de Jin Happôbi lui ont apporté tout au long de cette compétition. C’en est même paradoxal : dans un tournoi où ce sont les passions se sont affrontées de semaine en semaine, c’est finalement la concurrente logique, celle qui avait tout pour plaire, qui finit à la première place. Je n’étais pas complètement convaincu, mais à force de chercher des illustrations pour ces articles, j’ai fini par comprendre, et même par apprécier les facteurs qui ont conduit à sa victoire. Et si nous pouvons célébrer ensemble, alors ce tournoi a été une réussite complète.

Alors, célébrons ! Utilisons l’excuse de ce dernier tableau récapitulatif pour saluer une dernière fois les 32 championnes qui se sont affrontées dans l’arène de nos fantasmes, et rappelons-nous des bons moments passés avec elles.

TableauFinal

Je ne sais pas encore ce qu’il adviendra du Grand Tournoi du Hentai. J’ai des idées. De grandes idées. Des idées un peu totalement casse-gueule. Mais dès qu’il faudra les mettre en action, j’espère pouvoir compter sur vous. Alors en attendant la prochaine fois, je tiens à vous répéter mes remerciements. Rien de tout cela n’aurait été possible sans vous, et je sais que ça fait con mais je le pense vraiment. En attendant le prochain tournoi, ce blog va reprendre une activité à peu près normale. Merci de continuer à me supporter, je vous aime comme vous vous m’avez montré que vous aimez le hentai. Gros poutous.

Le Grand Tournoi du Hentai II – La Grande Finale

Posted août 24th, 2013 by Arez and filed in Animes, Grand Tournoi du Hentai

Plutôt que de perdre votre temps avec une introduction stupide et une analyse douteuse des résultats des demi-finales, nous allons commencer le dernier article de la dernière semaine avec l’annonce pour laquelle vous êtes venus. Mesdames et messieurs, après onze semaines de compétition acharnée, voici la Grande Finale du Grand Tournoi du Hentai II :

LA GRANDE FINALE DU GRAND TOURNOI DU HENTAI DEUX ! SHION CONTRE MAFUYU !

FINALESM

Shion Fujino, de Hatsu Inu. Mafuyu Orifushi, de Kanojo x Kanojo x Kanojo. Toutes les deux ont eu un parcours épatant. Toutes les deux se sont débarrassés de leurs adversaires avec une étonnante facilité. Toutes les deux ont survécu à quelques-uns des plus grands noms de la pornographie animée japonaise. Toutes les deux sont aujourd’hui dans le match le plus important du tournoi, avec à la clé le titre suprême de championne du Grand Tournoi du Hentai II. Mais une seule pourra l’emporter, et pour la dernière fois, c’est à vous de voter.

SPECIAL BONUS TRACK : LA FINALE POUR LA TROISIEME PLACE ! FAYE CONTRE ASA ! 

3Place

Elles ont perdu leur demi-finale, mais il leur reste une chance pour la postérité ! Faye de Front Innocent et Asa Mizushima de Sora no Iro, Mizu no Iro s’affrontent dans un match pour la troisième place ! Pour l’une, une place sur le podium final ! Pour l’autre, l’oubli !

Vous avez jusqu’au 31 août à minuit pour voter ! Leur destin est entre vos mains ! Pour la dernière fois, avec tout votre cœur, votez !

FINALE ! SHION CONTRE MAFUYU !

  • Mafuyu Orifushi (Kanojo X Kanojo X Kanojo) (61%, 38 Votes)
  • Shion Fujino (Hatsu Inu) (39%, 24 Votes)

Total Voters: 62

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TROISIÈME PLACE ! FAYE CONTRE ASA !

  • Asa Mizushima (Sora no Iro, Mizu no Iro) (61%, 39 Votes)
  • Faye (Front Innocent) (39%, 25 Votes)

Total Voters: 64

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(Les résultats illustrés arriveront plus tard, toutes mes excuses – La Direction)

Le Grand Tournoi du Hentai II – Semaine Onze : Les demi-finales

Posted août 17th, 2013 by Arez and filed in Animes, Grand Tournoi du Hentai

Oh mon dieu, le temps passe si vite lorsqu’on s’amuse à comparer nos souvenirs, et plus encore lorsque ceux-ci portent sur un sujet comme le nôtre. Dans une semaine, nous aurons une Grande Finale, qui couronnera une grande championne, et nous reviendrons à nos vies normales, à regarder de la pornographie animée japonaise sans se demander laquelle de ces héroïnes est la plus qualifiée pour alimenter nos fantasmes. Allez, plus que deux semaines à faire des mauvaises introductions, je peux le faire.

Mais avant toute chose, il y avait des quarts de finale la semaine dernière, et je crois qu’il est grand temps d’en découvrir les résultats :

QUART DE FINALE TROIS ! 

Sur 46 votes exprimés : 

  • Shion Fujino (Hatsu Inu) – 26 votes – 57%
  • Takumi Musashino (TSF Monogatari) – 20 votes – 43%

Le miracle ne s’est pas reproduit. Le surprenant parcours de Takumi s’arrête ici, face à Shion, pour une poignée de votes arrivés en milieu de semaine. Mais pendant les premiers jours de vote, les deux ont fait jeu égal. Il s’en est fallu de peu, mais Shion remporte son combat le plus ardu. De peu, mais au final, il n’y a que la survie qui compte dans ce tournoi.

QUART DE FINALE QUATRE ! 

Sur 48 votes exprimés :

  • Mafuyu Orifushi (Kanojo x Kanojo x Kanojo) – 29 votes – 59%
  • Sylvia Van Hossen (Princess Lover!) – 20 votes – 41%

Dès le début du vote, Mafuyu s’est emparée de la première place sans jamais laisser à son adversaire la chance de pouvoir s’approcher. Pourtant, sans vouloir être alarmiste, je crois que le fait que l’avance colossale de Mafuyu ait lentement fondu au cours de la semaine pour juste devenir confortable devrait signaler à ses fans que rien n’est joué, et que si Sylvia a réussi à reprendre du terrain, une adversaire plus dangereuse pourrait mettre fin à sa domination. Et tiens, il semblerait que ce moment soit venu, avec les très dangereuses demi-finales.

Mais avant, un message de notre tableau récapitulatif :

SemaineDix

DEMI-FINALE UN ! FAYE CONTRE SHION !

DemiA

Il n’y a plus qu’un seul match qui sépare Faye d’une deuxième Grande Finale. Et la finaliste de l’an dernier semble décidée à prendre sa revanche et à remporter le prix qui lui a échappé. Mais en face d’elle, il y a Shion, qui, silencieusement, a imposé sa force tranquille à ses adversaires. Tout peut arriver dans ce combat, mais une chose est certaine : il ne pourra en rester qu’une.

DEMI-FINALE DEUX ! MAFUYU CONTRE ASA !

DemiB

Mafuyu et Asa ont dominé leurs quarts du tableau. Elles ont éliminé quelques-unes des héroïnes les plus célèbres du tournoi avec autorité, et elles comptent toutes les deux sur l’élan donné par leurs rencontres précédentes pour faire le saut en finale. Mais il n’y a qu’une place à prendre, et elle ira à celle qui pourra tenir la distance.

Vous avez jusqu’au 24 août pour voter ! Après ça, la finale ! Le Grand Tournoi du Hentai arrive à sa conclusion ! Parlez maintenant ou taisez-vous à jamais !

DEMI-FINALE UN ! FAYE CONTRE SHION !

  • Shion Fujino (Hatsu Inu) (56%, 22 Votes)
  • Faye (Front Innocent) (44%, 17 Votes)

Total Voters: 39

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DEMI-FINALE DEUX ! MAFUYU CONTRE ASA !

  • Mafuyu Orifushi (Kanojo X Kanojo X Kanojo) (54%, 21 Votes)
  • Asa Mizushima (Sora no Iro, Mizu no Iro) (46%, 18 Votes)

Total Voters: 39

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Gone Home

Posted août 17th, 2013 by Arez and filed in Jeux Vidéo

Paradoxalement, alors que cet article contient le moins de spoilers possibles au sujet de Gone Home, il en contient d’assez gros sur Bioshock Infinite. Toutes mes excuses.

Je ne suis pas le seul à faire ce constat : un nombre assez important des jeux vidéo populaires aujourd’hui représentent d’une manière ou d’une autre la haine. Jamais le jeu vidéo n’aura donné autant de raisons à autant de héros anonymes d’éliminer avec une violence de plus en plus graphique le moindre quidam se tenant sur son chemin. Tous, nous avons vu l’ascension fulgurante de Call of Duty, et l’armée d’éditeurs et de développeurs qui se sont levés pour les suivre sur le chemin de la guerre virtuelle perpétuelle.

Et après tout, il est plutôt simple de comprendre pourquoi. Dès Computer Space en 1971, on a compris que le conflit, ici entre soucoupes volantes armées de lance-missiles, était simple à assimiler pour le quidam lambda : il y a un gentil (le quidam), un méchant (les soucoupes volantes), et une quête (la survie prolongée du quidam). Tout cela était très simple, évidemment, mais les outils primitifs de l’époque ne permettaient pas de faire plus élaboré.

41 ans plus tard, la technologie a progressé, mais le conflit est toujours là. Pire encore : là où il n’était qu’une curiosité en 1971, le combat armé dans le jeu vidéo est aujourd’hui la quasi-totalité du Zeitgeist vidéoludique, tellement rentrée dans les mœurs que l’E3 en est devenu un concours de qui sera le plus violent, dont les gagnants sont déterminés par le suffrage du pire des applaudimètres. Au risque de parler comme un vieux con ou un militant de l’association Familles de France, je me sens de moins en moins confortable avec un milieu qui s’extasie quand Joel de The Last of Us explose le crâne d’un voleur d’un coup de crosse de son fusil à pompe ou lorsque, dans une scène à la Hugo Délire mais en plus glauque c’est à toi, petit Stéphane de Châteauroux, de dire à Sam Fisher avec quel objet il devrait frapper le vilain terroriste pour le faire parler.

Et encore une fois, je ne suis pas le seul à faire ce constat. Tout un tas de messieurs très importants dans cette industrie ont eu la même idée, et tous ont décidé d’utiliser la tribune qui leur est offerte en tant que mâles adultes âgés entre 18 et 49 ans pour faire passer leur message à eux sur la violence. Mais tous, de Spec Ops: The Line à Bioshock Infinite en passant par Far Cry 3 et Hotline Miami, ont un problème fondamental qui rend leur démonstration totalement caduque. Tous veulent faire leur grand discours sur le problème de la ludification de la violence en faisant de la violence ludifiée un élément indispensable de leur propos. En gros, ils veulent dénoncer la pente glissante sur laquelle le médium s’est engagée tout en voulant profiter du toboggan gratuit.

Pour vous donner un exemple précis de ce que je veux dire, prenons le plus récent de ces jeux : Bioshock Infinite est un jeu dans lequel Booker DeWitt est un ur-protagoniste mâle blanc par excellence dont la violence transcende plusieurs espace-temps et amène une suite infinie de catastrophes, si bien que le jeu se termine sur le constat que, pour préserver l’équilibre de la réalité, Booker doit disparaître. Et c’est un propos que je peux totalement soutenir, mais dont la potence est sapée par le fait que c’est à toi, petit Stéphane de Châteauroux, de faire en sorte qu’il se débarrasse des malandrins sur son chemin de la façon la plus efficace possible, avec pour récompense l’une des représentations les plus spectaculaires de l’acte de tuer quelqu’un.

The Fullbright Company, qui a signé Gone Home, est composée d’anciens développeurs d’Irrational Games et de 2K Marin, qui ont notamment bossé sur la série des Bioshock. Promis, on va arriver au moment où je parle du jeu pour de vrai.

Je ne dis pas que ces développeurs qui utilisent la violence pour parler de la violence sont de sales hypocrites dont les propos n’ont aucun intérêt, non. Je l’ai expliqué plus haut, je peux tout à fait comprendre qu’on fasse des jeux violents. Après tout, c’est ce qui se vend, et même les développeurs de jeux vidéo doivent manger parfois. Ce que je voulais dire, c’est qu’un propos qui vise à dénoncer la violence tout en forçant le joueur à y participer sera forcément assez limité.

Gone Home décide de jouer la carte de l’alternative. Au lieu de faire un jeu de plus sur la haine, ses développeurs ont décidé de faire un jeu sur l’amour. Et ils ont totalement réussi. Une partie de moi espère qu’à la lecture de cette phrase, vous aurez arrêté de lire l’article pour commencer cette expérience vierge de la moindre arrière-pensée. Parce que c’est l’un de ces jeux où il est salutaire d’en savoir le moins possible, où l’histoire écrite par ses propres découvertes est toute aussi intéressante que l’histoire écrite par ses créateurs. Pour ces personnes-là, je vais mettre les informations essentielles de cet article dans la prochaine ligne.

Gone Home est sorti sur PC le 15 août 2013, vous pouvez l’acheter sur Steam ou sur le site du développeur, et il vous en coûtera au moins 18 dollars, et je vous le recommande très chaudement.

Si vous êtes restés après cet interlude, j’imagine que c’est parce que vous avez besoin d’en savoir un peu plus. Commençons alors par tout ce que je peux vous dire au sujet du scénario du jeu. Nous sommes le 7 juin 1995, il est une heure du matin, vous vous appelez Kaitlin et vous venez de rentrer après une année passée à faire le tour d’Europe. Vous êtes sur le perron de la demeure familiale, la porte est fermée, et vous découvrez une note de votre sœur qui semble indiquer un départ aussi précipité que définitif. Et je ne peux pas vous décrire ce qui viendra après. (Mais, oui, vous entrerez dans la maison)

Une fois à l’intérieur, ce sera à vous d’explorer chaque pièce de la maison à la recherche d’indices qui vous permettront de comprendre ce qui s’est passé. Chaque pièce a sa petite histoire à raconter, et chaque objet dans cette pièce contribue jusque dans ses moindres détails amoureusement retranscrits sur des textures incroyablement fines à raconter cette petite histoire, et toutes les petites histoires de ces pièces offrent un éclairage nouveau sur la grande histoire.

Et le miracle, c’est que malgré tous ces efforts pour raconter une histoire, rien dans Gone Home ne semble artificiel. La maison dans laquelle vous errez est une vraie maison des années 90 dans laquelle des gens ont vécu. Il y a du désordre dans les chambres, des cassettes sur lesquelles on a enregistré X-Files, et beaucoup de souvenirs qui traînent.

C’en est carrément paradoxal : alors que vous êtes seule dans la maison, il y a une certaine humanité qui se dégage de Gone Home. Au fur et à mesure que vous découvrez les diverses notes écrites de la main de votre sœur et que vous assemblez les pièces du puzzle, de document en document, de triomphes en échecs, de joies en peines, on apprend à comprendre ces personnages et leurs problèmes, et, sinon à les aimer, au moins à ressentir une certaine empathie pour eux. L’écriture est absolument impeccable, et les quelques moments de voix-off sont parfaitement joués.

Et je me sens tellement con de ne pas pouvoir vous en dire plus, et de ne pas pouvoir vous le dire mieux, mais, vraiment, sincèrement, même si le jeu est incroyablement court, il se donne un objectif et il le réussit parfaitement. C’est un jeu incroyable d’optimisme, et c’est un truc dont nous avons besoin, et c’est un truc que je veux encourager, alors s’il vous plaît, achetez ce jeu, et si je ne vous ai pas convaincu, des gens bien plus qualifiés que moi ont certainement eu mieux à dire, et je commence à me perdre, toutes mes excuses. Le jeu est génial.

Le Grand Tournoi du Hentai II – Semaine dix : Les Quarts De Finale, Deuxième Partie

Posted août 11th, 2013 by Arez and filed in Animes, Grand Tournoi du Hentai

Je sais que nous avons eu nos problèmes au cours de ces dix dernières semaines. A l’heure où le bilan approche, ce serait faire preuve de la plus insupportable des vantardises de dire que ce tournoi n’aurait pas pu être encore mieux. Mais c’est notre tournoi, à vous comme à moi, et nous ferons autant de bruit que possible, jusqu’à ce que cette entreprise soit menée à son terme. Pour nous. Parce que ce tournoi a permis à au moins une personne de découvrir du hentai de qualité, ce qui signifie que sa noble mission a été accomplie.

Malheureusement, l’heure est venue de nous débarrasser de deux championnes. Voici les résultats :

QUART DE FINALE UN ! 

Sur 43 votes exprimés : 

  • Faye (Front Innocent) – 25 votes – 58%
  • Mina Hayase (Sexfriend) – 18 votes – 42%

La bataille a été longue, elle a été dure, mais c’est finalement Faye qui a pris en main les commandes du match après quelques jours d’égalité parfaite. Et une fois que l’écart s’est creusé, Mina n’a rien pu faire pour remonter la pente.

QUART DE FINALE DEUX ! 

Sur 44 votes exprimés : 

  • Asa Mizushima (Sora no Iro, Mizu no Iro) – 29 votes – 66%
  • Imari Kurumi (Bible Black) – 15 votes – 34%

La fatigue des fans de Shoujo Sei se confirme avec l’élimination de Imari, pourtant l’un des poids lourds de ce tournoi, au profit d’Asa. N’enlevons rien à la performance de l’héroïne de Tony Taka, qui aura su se montrer très forte depuis les phases de poules, et qui continue sa démonstration en écrasant Imari très tôt dans la semaine. Si j’étais sa future adversaire, je m’inquiéterais sérieusement.

Et comme les choses sont bien faites, le moment est venu de voir qui les rejoindra lors des demi-finales de la semaine prochaine !

QUART DE FINALE TROIS ! SHION CONTRE TAKUMI ! 

Shion Fujino de Hatsu Inu n’a pas l’habitude de faire du bruit, et cela se ressent dans son parcours : une série de victoires pas forcément impressionnantes mais toujours nettes et sans bavures. Peut-être est-ce parce qu’Hatsu Inu est un chef d’oeuvre du Vanilla, ou bien parce qu’elle n’a pas encore eu de gros match face à une adversaire qui pourrait lui faire de l’ombre. Et faire de l’ombre à celles qui semblaient parties pour durer, c’est un peu la spécialité de Takumi Musashino, de TSF Monogatari. Championne du bon gros hentai tordu qui tâche de ShindoL, elle a fait un parcours plutôt incroyable en éliminant quelques-uns des plus grandes héroïnes du hentai à tentacules présentes dans ce tournoi. La force irrésistible, face à l’objet inamovible, je ne sais pas qui l’emportera mais je peux à peu près garantir qu’il y aura des étincelles.

QUART DE FINAL QUATRE ! MAFUYU CONTRE SYLVIA ! 

Qui pourra arrêter Mafuyu Orifushi, de Kanojo X Kanojo X Kanojo ? De toutes les concurrentes en lice dans ces quarts de finale, c’est celle dont le parcours a été le plus triomphal, écrasant avec toute sa puissance de loli toutes celles qui se sont mises dans son chemin. Est-ce son charisme ? La chevelure ? Les chaussures ? Toujours est-il que Mafuyu part ultra-favorite de ce quart de finale. Sauf que voilà : en face, il y a Sylvia Van Hossen. L’héroïne de Princess Lover!, dont la présence ici est encore sujette à controverse, continue sa route dans le tournoi, et elle vient d’ajouter Leona Morimoto à son tableau de chasse. Elle n’a pas l’air dangereuse comme ça, mais elle est capable de sortir les crocs, ce qui devrait promettre une belle bataille.

Alors, qui survivra ? Qui périra ? C’est à vous de décider et de voter ! La semaine prochaine à minuit, nous aurons deux demi-finales !

QUART DE FINALE TROIS ! SHION CONTRE TAKUMI !

  • Shion Fujino (Hatsu Inu) (57%, 26 Votes)
  • Takumi Musashino (TSF Monogatari) (43%, 20 Votes)

Total Voters: 46

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QUART DE FINALE QUATRE ! MAFUYU CONTRE SYLVIA !

  • Mafuyu Orifushi (Kanojo X Kanojo X Kanojo) (59%, 29 Votes)
  • Sylvia Van Hossen (Princess Lover!) (41%, 20 Votes)

Total Voters: 49

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Le Grand Tournoi du Hentai II – Semaine Neuf : Les Quarts de Finale, Première Partie

Posted août 4th, 2013 by Arez and filed in Animes, Grand Tournoi du Hentai

Oh qu’elle a été intéressante, la semaine qui s’en est venue. Pas forcément sur le plan des résultats – les deux derniers huitièmes de finale se sont joués assez tôt -, mais sur le plan intellectuel. Avant de lancer en grande pompe la première des deux semaines de quart de finale qui nous attend, je tiens à remercier tous ceux qui m’ont traité d’hypocrite lors des dernières 48 heures, pour ce qu’ils m’ont permis d’exprimer dans les réponses. Mais nous ne sommes pas là pour relever le niveau de ce blog, alors cherchez ces conversations sur Twitter.

Mais puisque vous avez évoqué le sujet des derniers huitièmes de finale, en voici leurs résultats :

HUITIÈME DE FINALE SEPT !

8_GFinal

Sur 43 votes exprimés : 

  • Mafuyu Orifushi (Kanojo X Kanojo X Kanojo) – 32 votes – 74%
  • Asagi Igawa (Taimanin Asagi) – 11 votes – 26%

Mafuyu continue sa domination totale dans son coin du tableau, et dévore Asagi en deux-temps trois mouvements sans lui laisser la moindre chance. Sachez néanmoins que tout s’est passé sans la moindre violence, et qu’Asagi ne s’est pas débattue. Une élimination propre, nette et sans bavures, bref.

HUITIÈME DE FINALE HUIT !

Sur 40 votes exprimés : 

  • Sylvia Van Hossen (Princess Lover!) – 22 votes – 55%
  • Leona Morimoto (Discipline) – 18 votes – 45%

Dans le gros résultat de ces derniers huitièmes de finale, Sylvia continue son incroyable parcours en éliminant un autre poids lourd du tableau en la personne de Leona Morimoto. Dès le début, elle s’est détaché et aucun effort de la part des fans de Sei Shoujo n’aura suffi à sauver la gosse de riche, non, je veux dire, l’autre, celle qui a perdu.

SemaineHuit

Maintenant, les quarts de finale. Aucun changement au niveau du fonctionnement du tournoi : je vous propose deux matches, vous votez, et dans deux semaines nous avons deux jolies demi-finales. C’est assez simple pour vous ? Très probablement. Ces explications faites, passons au haut de notre joli tableau.

QUART DE FINALE UN ! FAYE CONTRE MINA ! 

D’un côté, Faye, de Front Innocent, la finaliste du tournoi de l’an dernier, qui après avoir arraché la première place de poule à Sylvia de Princess Lover! a éliminé Tamaki de Accelerando avec autorité. De l’autre, Mina Hayase, de Sexfriend, éliminée lors du premier tour l’an dernier, et qui est revenue en force cette année, distançant Asagi en phase de poules avant d’éliminer Sawa, la championne de l’an dernier. Ce premier quart de finale, c’est la rencontre entre deux grands classiques du hentai vanilla qu’on peut recommander à sa famille et à ses proches, ce sont deux concurrentes qui n’ont pas arrêté de monter en puissance depuis le début de ce tournoi, et c’est le premier de nos quatre clashs ultra-violents.

QUART DE FINALE DEUX ! ASA CONTRE IMARI ! 

Je pensais avoir sur-estimé la puissance du lobby des fans de Tony Taka après la performance de Nozomi l’an dernier, mais Asa Mizushima, de Sora no Iro, Mizu no Iro, a réussi à me faire passer pour un gros idiot, une fois de plus. Elle a dominé Takumi en phase de poules, elle a éclaté Coco en huitièmes de finale, et elle ne semble pas vouloir s’arrêter. Ce qui tombe plutôt mal, parce que face à elle, elle a Imari Kurumi, dans sa grosse locomotive qu’est Bible Black. Mais pour l’héroïne du premier animé auquel on pense lorsque l’on parle de pornographie animée japonaise, ses performances n’ont pas été extraordinaires. Une victoire sans grande fanfare juste devant Cloe en poules, une petite frayeur face à Mizuho en huitièmes, Kurumi n’a pas encore eu de victoire à la hauteur de sa réputation. Dans un quart de finale où il faudra tout donner, tout peut arriver, mais cela ne dépend que de vous !

Comme d’habitude, il vous faudra sept fois dormir avant de connaître les deux gagnantes ! En attendant, faites honneurs aux égéries de vos rêves les plus moites et votez ! Vous avez jusqu’au 10 août !

QUART DE FINALE UN ! FAYE CONTRE MINA !

  • Faye (Front Innocent) (57%, 25 Votes)
  • Mina Hayase (Sexfriend) (43%, 19 Votes)

Total Voters: 44

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QUART DE FINALE DEUX ! ASA CONTRE IMARI !

  • Asa Mizushima (Sora no Iro, Mizu no Iro) (66%, 29 Votes)
  • Imari Kurumi (Bible Black) (34%, 15 Votes)

Total Voters: 44

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Le Grand Tournoi du Hentai II – Semaine Huit : Huitièmes de Finale, Dernière Partie

Posted juillet 28th, 2013 by Arez and filed in Animes, Grand Tournoi du Hentai

Mesdames et messieurs veuillez commencer à regagner vos sièges et à attacher vos ceintures, nous allons progressivement accélérer en cette fin de mois de juillet, afin d’arriver à notre destination La Finale dans les temps. Il risque d’y avoir beaucoup de turbulences, aussi nous vous rappelons que les sacs à vomis sont à votre disposition.

Dernière semaine de quarts de finale, mais avant, il y a l’avant-dernière révélation des résultats des huitièmes de finale, et les résultats sont les suivants :

MATCH CINQ ! SHION CONTRE CLOE !

Sur 43 votes exprimés :

  • Shion Fujino (Hatsu Inu) – 25 votes – 58%
  • Cloe – 18 votes – 42%

Pas vraiment de tension dans le premier match de la semaine dernière. Fujino a devancé Cloe toute la semaine, et finit avec une avance assez confortable.

MATCH SIX ! AI CONTRE TAKUMI ! 

Sur 40 votes exprimés :

  • Takumi Musashino (TSF Monogatari) – 26 votes – 65%
  • Ai Kagano (Mahou Shoujo Ai) – 14 votes  -35%

Le rêve continue pour tous les fans de ShindoL, avec là aussi une victoire assez facile. Takumi ira en quarts de finale, et son incroyable parcours continue. Je l’ai déjà dit, mais c’est la première deuxième de poule à se qualifier pour les quarts, ce qui est plutôt impressionnant.

Et du coup, notre tableau commence a avoir de la gueule :

Semaine_Huit

MATCH SEPT ! MAFUYU CONTRE ASAGI ! 

Mafuyu Orifushi, de Kanojo X Kanojo X Kanojo, est une loli-gothique dans un animé vanilla tout gentil, qui aime prendre l’initiative sur son partenaire. Et elle est extrêmement dangereuse. Elle a battu Sawa, qui était pourtant la championne du premier Grand Tournoi du Hentai. C’est la seule concurrente à avoir dépassé les 50% de votes en sa faveur pendant la phase de poules. Les mauvaises langues diront qu’elle n’a pas affronté de concurrentes sérieuses au titre. Ce huitième de finale devrait leur faire changer d’avis.

Asagi Igawa, de Taimanin Asagi, est une ninja très bien pourvue au point de vue mammaire dans un animé hardcore vicieux, qui se retrouve entourée de monstres qui se foutent un peu du concept de consentement. Et elle est plutôt dangereuse, parce que même génétiquement modifiée, ça reste une ninja. Son point fort, c’est sa ténacité, et le fait qu’elle ait arraché sa place pour deux minuscules votes à Carrera de Viper GTS devrait vous prouver qu’il y a encore des fans de Teruaki Murakami qui suivent ce tournoi. Et face à une adversaire qui lui est diamétralement opposée, ses atouts pourraient faire la différence.

MATCH HUIT ! LEONA CONTRE SYLVIA ! 

Les fans de Discipline vous le diront : Leona Morimoto s’y connaît, question domination. Après une démonstration de son autorité pendant une phase de poules qu’elle a survolé, la voilà dans un huitième de finale qui semble joué d’avance. Mais, et les fans de Discipline pourront vous le confirmer, c’est toujours dans ces moments-là qu’une mauvaise surprise point le bout de son nez pour ruiner un plan savamment orchestré.

Celle qui espère jouer le rôle de la mauvaise surprise, c’est Sylvia Van Hossen, de Princess Lover!. Avec seulement deux OAV polissons de plutôt bonne facture, elle a réussi à tenir tête à l’héroïne du cultissime Front Innocent, chef d’oeuvre du surpuissant Satoshi Urushihara. Certes, elle a fini deuxième derrière Faye, mais une telle performance montre que ses fans peuvent être au rendez-vous même face à plus fort que soi.

Vous avez jusqu’au 3 août à minuit pour voter ! Après, on commence la dernière ligne droite ! Nous aurons une championne ! C’est vous qui la couronnerez ! Votez !

HUITIÈME DE FINALE SEPT ! Mafuyu contre Asagi !

  • Mafuyu Orifushi (Kanojo X Kanojo X Kanojo) (73%, 32 Votes)
  • Asagi Igawa (Taimanin Asagi) (27%, 12 Votes)

Total Voters: 44

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HUITIÈME DE FINALE HUIT ! LEONA CONTRE SYLVIA !

  • Sylvia Van Hossen (Princess Lover!) (55%, 22 Votes)
  • Leona Morimoto (Discipline) (45%, 18 Votes)

Total Voters: 40

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