Poum Poum Comics #10

Posted août 25th, 2011 by Arez and filed in Comics

Parce que j’avais oublié d’en parler la semaine dernière et parce que niveau contenu je suis un peu démuni cette semaine, ouvrons la colonne de la semaine en parlant de Captain America #2, qui est absolument dingue. D’un coup d’un seul, on passe d’une histoire assez normale de super-soldats qui se font la bagarre dans les rues de Paris à une histoire de type qui ouvre des portails dans une dimension parallèle faite de rêves contrôlée par non putain de bordel de merde j’ai beau essayer encore et encore j’ai vraiment beaucoup de mal à digérer tout ça malgré les scènes d’action que McNiven dessine avec beaucoup de talent et l’écriture tout de même maîtrisée de Brubaker. A voir si vous tenez à tester les limites de la suspension de votre incrédulité.

J’ai le même problème avec The Punisher #2 que j’avais lors de la sortie du numéro précédent, peut-être même en pire cette fois ci. Greg Rucka arrive avec le talent qui est le sien à écrire de fort excellente manière les histoires des policiers et des délinquants qui traînent à New York, mais dès que Frank Castle s’en mêle, je ne suis plus intéressé. Peut-être que le fait qu’il ait l’air d’un énorme connard à chacune de ses apparitions est volontaire, mais ça ne donne pas un résultat qui soit vraiment appréciable à lire. Le bouquin portant son nom, je sais qu’il va être inévitable qu’il prenne de plus en plus de place dans l’intrigue, et vous n’avez aucune idée d’à quel point cela peut m’attrister.

Mais l’évènement de la semaine chez Marvel, c’est le relaunch des titres Ultimate, qui commence cette semaine avec The Ultimates #1. Comme à son habitude, Hickman balance dès le début une poignée de concepts de fou, comme Iron Man et son armure télécommandée ou les dieux d’Asgard qui descendent sur Terre et pillent une brasserie, ce qui nous amène à l’une des meilleures cases de l’année, et donc forcément la première illustration de l’histoire de cette colonne :

THOR QUI OFFRE UNE CHOPE DE BIÈRE A CAPTAIN BRITAIN. PLUS COOL QUE CA, TU MEURS.

Le problème, parce que hélas trois fois hélas oui il y a un problème, c’est qu’il se passe beaucoup de trucs dans ce premier numéro. En soi ce n’est pas vraiment un problème, mais une bonne partie de ces trucs arrive presque sans aucune explication, même si je dois ici admettre que je n’ai pas lu Ultimate Fallout, ce qui m’aurait sans doute aidé à y voir un peu plus clair. Reste donc les personnages et les idées, et pour le moment c’est juste assez pour moi.

Et pour la dernière fois dans cette colonne, il est temps de passer en revue les tie-in de Flashpoint sortis cette semaine. Hal Jordan #3 est à fond dans le cliché, mais bordel de merde, ça marche. C’est super joli, c’est plutôt bien foutu. Rien de spécial, mais c’était sympa. Kid Flash Lost #3 est incroyablement fun quoiqu’un peu difficile à comprendre au début. A voir si vous aimez les chronodrames. Enfin, Project Superman #3 contient une bonne grosse baston avec plein de bonnes idées, mais évidemment tout cela se termine par TO BE CONCLUDED IN FLASHPOINT #5, du coup, même chose pour ce paragraphe, on fera le bilan la semaine prochaine.

J’ai dit la semaine dernière que Batman #713 était un violent acte de rébellion contre la fin de Dick Grayson dans le rôle de Batman, et Action Comics #904 est à peu près la même chose, mais pour Superman. Une pique contre l’idée qu’il serait plus alien qu’homme, avec en plus une pique contre Grounded. Et la fin de Reign of the Doomsdays, aussi, presque accessoirement.

Mais puisqu’on parlait de Batman tantôt, il va être de mon devoir d’être le porteur d’une mauvaise nouvelle : Batman Incorporated #8 est une merde, ce qui est d’autant plus décevant que le numéro précédent annonçait l’idée avec ce qui est sans doute le meilleur one-liner de l’année.

Sauf que. Dans la réalité, l’Internet 3.0, c’est un espace immonde comme les jeux d’aventure en FMV des années 90, tout en CG absolument infâme, aux règles absolument incompréhensibles, ce qui donne un numéro particulièrement confus, qui ferait passer L’AUTRE MONDE pour un documentaire. Heureusement, dans le prochain numéro Batman va tabasser des jeunes écolières.

Non, le bon bat-bouquin de la semaine, c’est Batman: Gates of Gotham #5, mais j’ai déjà dit assez de bien sur cette mini-série dans cette colonne, donc blablabla vivement Batman #1 il est temps de passer au PICK OF THE WEEK.

DC Retroactive Justice League of America The 1990′s est, comme tous les autres bouquins de la gamme dont je n’avais pas parlé jusqu’à maintenant, un hommage aux divers titres de DC à travers les âges avec une nouvelle histoire par les créateurs de l’époque suivie par un reprint d’une histoire parue à ce moment-là. Alors pourquoi parler de ce titre ? Tout simplement parce que dans les années 90, la Justice League n’était pas « Of America ». Elle était « International », avec des ambassades partout dans le monde, dont une aux États-Unis. C’était l’époque de la gagne, avec Guy Gardner, Blue Beetle et Booster Gold entre autres, dans un bouquin qui envoyait du bois (ha ha). C’était aussi et surtout un bouquin extrêmement poilant, par la triplette magique Giffen/DeMatteis/Maguire, qui livrent avec ce nouveau one-shot une histoire complètement dingue, avec oui de la baston bien cool et oui des dialogues absolument hilarants. L’autre histoire incluse dans ce bouquin est un reprint du dernier numéro de Breakdowns, le dernier arc écrit par Giffen et DeMatteis avant de passer la main à Gerry Jones et… Dan Jurgens, qui reprend Justice League International dans à peine deux semaines.

I SEE WHAT YOU DID THERE, DC COMICS.

Allez, à la semaine prochaine pour le reboot.

Poum Poum Comics #9

Posted août 19th, 2011 by Arez and filed in Comics

Si tu savais comme il est difficile pour moi de parler de X-Men: Schism #3 sans répéter ce que j’ai dit à propos des deux numéros précédents. Peut-être mes réserves se sont-elles transformées en reproches, mais le constat reste sensiblement le même. Aaron tente de raconter une histoire de rupture finalement assez réaliste, ce qui reste intéressant à voir, mais il se prend les pieds dans un tapis fait de one-liners qui tombent à plat et de méchants qui de numéro en numéro deviennent des caricatures de plus en plus honteuses, au point que je suis presque prêt à vous parier que dans le prochain numéro ils iront au pôle nord battre des bébés phoques à mort à grands coups de battes de criquet avant de se plaindre qu’ils comment à avoir des poils au pubis. (Oh, et puisqu’on parle de poils, merci Daniel Acuña de dessiner Wolverine avec un paillasson sur le torse.)

Probablement parce qu’il n’a presque pas à adresser la situation absurde du titre principal, Generation Hope #10 s’en sort beaucoup mieux. Pas vraiment les moyens de t’en dire plus sans te gâcher la découverte, mais émotionnellement c’est quand même assez puissant.

Puisqu’on en est à parler d’events Marvel, pourquoi ne discuterions-nous pas de #SpiderIsland ? Spider-Girl #1 est sympa sans plus, même si gros potentiel de mieux vers la fin du numéro. Donc mouais. Juste à côté sur le présentoir imaginaire que j’ai fait dans ma tête, t’as Venom #6, l’autre tie-in Spider-Island de la semaine, qui est extrêmement fun. De la bonne grosse action high-concept assez badass soigneusement saupoudrée de vannes de bon aloi comme Remender sait l’écrire, et allez je ne peux pas résister plus longtemps à un moment pendant un combat contre une araignée géante, le symbiote fusionne avec un chien, et juste après, quelqu’un cite du Lionel Richie. Je ne vais pas t’expliquer ni comment ni pourquoi, parce que j’ai envie que tu lises ce bouquin.

Pour en finir avec Marvel, Daredevil #2 est aussi fun que son prédécesseur, mais puisque tu l’as probablement déjà acheté, je vais éviter de trop en parler. Si tu ne l’as pas déjà fait, YO. IL SE BAT CONTRE CAPTAIN AMERICA. Et après il mène son enquête et tout cela est fort intéressant parce que les mystères mystérieux c’est toujours assez cool. Tout plein de petits cœurs.

J’ai vraiment pas envie de vous parler de Flashpoint cette semaine, mais puisque j’ai les 4 tie-in sortis cette semaine sur mon bureau j’imagine que vous vous attendez à lire mon avis. Donc : Legion of Doom #3 est une sombre merde avec du sang et du feu qui est insupportable à lire. Wonder Woman and the Furies #3 remplit les quelques trous qu’il restait dans l’histoire de la guerre avec Aquaman, mais les explications sont un peu pourries. Abin Sur #3 est un peu con, et un peu chiant aussi, et The Outsider #3 est probablement le plus intéressant des tie-in sortis cette semaine, même si lui, comme à peu près tous les autres a un joli TO BE CONCLUDED IN FLASHPOINT #5 qui non seulement agace, mais qui m’inquiète parce qu’avoir autant d’histoires à terminer de manière satisfaisante dans un seul numéro est presque suicidaire.

Superman/Batman #87 offre un final avec un twist assez intéressant, mais pas vraiment inédit dans son interprétation de ses deux personnages principaux. Mais le PICK OF THE WEEK cette semaine, c’est Batman #713, dernier Batman avant le reboot de septembre, célébration magnifique de l’histoire de Batman et Robin, qui ressemble plus à une introduction qu’à la dernière aventure de Dick Grayson sous le masque de Batman, et parce que je suis le genre de rebelle qui ne voulait pas voir de changement, je suis très content.

Poum Poum Comics #8

Posted août 10th, 2011 by Arez and filed in Comics

J’ai ouvert la semaine dernière en parlant de Flashpoint, du coup pour la balance karmique, je vais commencer cette semaine en parlant de Spider Island. Euh, pardon, je voulais dire #SpiderIsland. (Dis-moi que c’est pas juste ma position de twittos de la vieille école qui me fait dire que ce genre de tentatives de forcer un hashtag pue un peu du fion.)

Trois bouquins pour lancer l’event, après le prélude du numéro 666. Amazing Spider-Man #667, of course, lance les hostilités, pour de vrai cette fois. Le plan du Jackal est simple : filer les pouvoirs de Spider-Man à toute la racaille de New York, leur faire enfiler un joli costume moulant et regarder les Avengers casser de l’homme-araignée, y compris l’original, sinon ça ne serait pas drôle. Ce qui fait que Spider-Island est un peu plus qu’une autre putain d’histoire d’homme-chacal qui se balade en slip et qui s’amuse à faire de l’expérimentation génétique sur Peter Parker, c’est l’incroyable énergie qui se dégage de l’écriture de Slott et l’extrême expressivité des dessins de Ramos. Alors forcément, pas d’autre choix que de se laisser emporter par le mouvement.

Pour ce qui est des autres bouquins, Cloak & Dagger #1 est une excellente introduction à deux personnages que tu ne connaissais pas forcément, mais qui sont plutôt intéressants à lire. Nick Spencer utilise l’idée de ces deux personnages que tout oppose mais que les circonstances ont réuni avec un peu d’humour mais aussi pas mal de talent, mais ce sont les très jolis dessins d’Emma Rios et les sublimes couleurs de Javier Rodriguez qui finissent par convaincre.

Deadly Foes #1 n’est hélas pas aussi bon, avec une histoire de merde avec le Jackal qui plombe un peu toute la bonne volonté que j’avais après avoir lu après la bonne histoire avec le nouveau Hobgoblin qui ouvrait ce numéro. Parce que je ne peux pas te laisser claquer 5 euros pour une moitié de bouquin, laisse-moi te balancer un spoiler : il y a une nana mystérieuse derrière tout ça, qui a filé au Jackal les échantillons qu’il a utilisé pour foutre le boxon sur Manhattan. Bam. ÉCONOMIES.

Parce que la balance karmique ne veut pas me lâcher la grappe, oui nous allons un peu parler de Flashpoint. Dans Booster Gold #47, Doomsday crève, puis Booster Gold va voir Flash, et ensuite il se passe un truc. Non, vraiment, c’est pas moi qui me retient de spoiler, c’est juste, d’un coup, il se passe un truc et bam c’est la fin du bouquin. Bon, évidemment, ce truc c’est la fin de Flashpoint, mais enfin paie ton dénoument quoi. De son côté, Frankenstein #3 n’est peut-être qu’une grosse bande annonce pour Frankenstein: Agent of S.H.A.D.E. qui arrivera en septembre, mais il reste quand même assez bon pour m’intéresser.

Emperor Aquaman #3 est sans doute le plus linéaire des trois numéros de la mini-série. Du coup, tout y est beaucoup plus clair, et mine de, il y a une histoire assez intéressante derrière tout ça. Citizen Cold #3 raconte l’histoire d’un type rattrapé par son passé de gros connard, avec au milieu une belle baston avec la rogue gallery du Flash. Tout cela est très cool, mais mon tie-in préféré de la semaine, c’est Deadman and the Flying Graysons #3, qui conclut la série avec le même ton délicieusement doux-amer qui m’a fait aimer les deux numéros précédents, et des couleurs absolument sublimes. Et ça, c’est assez cool.

Je t’ai déjà dit tout le bien que je pensais de Detective Comics, alors tu ne t’étonneras pas si je te dis que Detective Comics #881 est incroyablement bon. Si tu n’as pas compris le message la dernière fois, c’est magnifiquement tordu, fantastiquement tendu, incroyablement réussi. J’aime cette série d’un amour tellement fou qu’il faudrait l’enfermer à Arkham ha ha ha que d’humour mes amis.

PICK OF THE WEEK : Il y a tant à aimer dans Batman & Robin #26 que c’est presque trop facile de le recommander. Batman (!) en France (!) avec Nightrunner (!) dans un numéro totalement high-concept surréaliste dans lequel ils doivent se battre contre un artiste psychopathe et ses copains du Jardin Noir, l’Asile d’Arkham made in France ? Si tu ne veux pas de ça, je ne veux plus te voir ici.

Maintenant que ce crétin est parti, il est grand temps d’enfin en terminer avec le grand dossier sur le relaunch de DC, et de se préparer à bien rigoler quand les bouquins sortiront et que je passerai pour un gros idiot. (Mais de toi à moi, la prochaine fois que tu vois que l’autre lecteur est un gros con, tu peux m’interrompe, je ne t’en tiendrai aucunement rigueur.)

28 SEPTEMBRE

ALL-STAR WESTERN #1 – C’est Jonah Hex. Par Gray et Palmiotti, qui viennent juste de terminer un run qui d’après la critique était assez fantastique sur Jonah Hex. Mais cette fois-ci, ça va se passer à Gotham City, et tout ça m’a l’air fort intéressant.

AQUAMAN #1 – Aquaman est cool. Je le sais, tu le sais, mais le reste du monde ne le sait pas encore. Geoff Johns va tenter de changer tout ça, et je lui souhaite de réussir. Les quatre premières pages sont sorties, si vous voulez juger par vous-même.

BATMAN: THE DARK KNIGHT #1Juste, non.

BLACKHAWKS #1 – Les GI Joe de l’univers DC, c’est-à-dire une unité d’élite avec de la haute technologie et tout et tout bla bla bla bla

THE FLASH #1 – Francis Manapul passe à l’écriture, et il semble avoir deux-trois bonnes idées pour essayer de retranscrire en BD la manière de penser du type le plus rapide du monde. Gros potentiel.

THE FURY OF FIRESTORM #1 – Deux auteurs (Ethan Van Sciver et Gail Simone) bossent sur Firestorm, un héros qui est le résultat de la fusion de deux types totalement différents. Je ne suis vraiment pas convaincu.

GREEN LANTERN: NEW GUARDIANS #1 – Kyle Rayner, le deuxième meilleur Green Lantern, va se balader dans l’espace avec tous ses copains de toutes les couleurs.

I, VAMPIRE #1 - Un bouquin sur les vampires, parce que DC est à fond dans le Zeitgeist, cousin.

JUSTICE LEAGUE DARK #1 – La Justice League, mais version magie noire, avec entres autres Deadman, Zatanna et Keanu Reeves John Constantine.

THE SAVAGE HAWKMAN #1 – Un autre bouquin de Tony Daniel, sur un héros que j’aime pas trop.

SUPERMAN #1 – ALERTE CONTROVERSE : Superman ne sort plus avec Lois Lane. Je ne sais pas encore comment je dois prendre ça. Oh, et son costume est moche. Oh, et ce n’est pas Action Comics par Grant Morrison.

TEEN TITANS #1 – Les nouveaux Teen Titans, dans une relecture tellement années 90 qu’elle fait mal à la tête à envisager.

VOODOO #1 – Elle est strip-teaseuse et elle combat des démons. A voir s’ils vont réussir à traiter le sujet correctement.

Poum Poum Comics #7

Posted août 4th, 2011 by Arez and filed in Comics

J’ai comme un blocage lorsqu’il s’agit de parler de Flashpoint #4, alors je vais faire comme Geoff Johns et méchamment bâcler ce paragraphe. Le numéro précédent était plutôt sympa malgré un début fort stupide, mais là bordel de merde juste non. Quand ils ne sortent pas des trucs de nulle part, il y a de bonnes idées dans ce numéro, mais à peine ont-elles eu le temps d’être introduites que déjà le bouquin est passé à autre chose, parce que oh on a plus qu’un seul numéro pour tout boucler. Sur le papier, ça donne un Hal Jordan buté dans une seule case à peine 10 pages après sa première réplique, une Enchantress qui décide comme ça pour déconner qu’elle va trahir nos héros, et paf d’un coup d’un seul Zoom se pointe à la fin.

Batman: Knight of Vengeance #3 a la tâche fort difficile de suivre le magistral numéro 2 et d’offrir une conclusion satisfaisante à ce qui sera sans doute la meilleure mini-série tirée de l’univers de Flashpoint. Et putain de bordel de merde, il réussit à faire exactement ça. Je ne veux pas t’en dire plus, si tu n’as pas compris que tu devais te jeter dessus je ne peux rien pour toi.

Juste pour boucler la partie de cet article consacrée à Flashpoint, World of Flashpoint #3 est plutôt sympa à lire, avec tout plein d’espoir et de bons sentiments dedans. Pas une lecture indispensable, non, mais une conclusion plutôt agréable.

J’étais prêt à écrire un paragraphe absolument assassin (ho ho ho) sur The Punisher #1, où j’expliquais que je n’avais jamais vraiment accroché au concept de la machine à tuer et de sa perpétuelle guerre contre les gangs. Mais finalement, Greg Rucka décide de transformer le Punisher en présence presque surnaturelle et de plutôt se concentrer sur le monde autour de Frank Castle, et le résultat est plutôt convaincant.

Batman: Gates of Gotham #4 est toujours aussi cool. De la bonne action, du bon mystère, de la bonne dynamique dans la Bat-family, je me répète, j’en suis absolument certain, mais c’est vraiment un bon bouquin.

Mais, le PICK OF THE WEEK, c’est DC Comics Presents: The Metal Men. J’adore les Metal Men depuis que je les ai découvert dans 52. C’est le genre de concepts totalement wacky-silver age à base de pseudo-science dont je suis particulièrement friand. Encore plus lorsque c’est le duo Giffen-DeMatteis qui écrit, ce qui donne des aventures complètement dingues, avec des dialogues particulièrement bien ciselés, comme une bonne sitcom américaine, mais avec des robots un peu tarés sur les bords. Un bon moment de rigolade, en somme.

Et puisqu’on parle de rigolade, il est temps de passer à la troisième partie de mon grand guide du reboot de DC, où je continue de spéculer comme un malade en me basant sur le peu d’informations que j’ai à propos des 52 titres que la compagnie va lancer en septembre. On en arrive donc au

21 SEPTEMBRE

BATMAN #1 – Après un excellentissime run sur Detective Comics, Scott Snyder va passer à Batman. Comme dans Gates of Gotham, il va raconter l’histoire sombre et tordue de Gotham City, et tout cela risque d’être fort intéressant

BIRDS OF PREY #1 – Ce sont des femmes, et elles se battent contre le crime à Gotham City. Et parfois elles chantent des chansons. Bon, je ne garantis pas qu’il y aura des chansons. Mais y’aura des nanas, et elles combattront le crime. Ça pourrait être cool.

BLUE BEETLE #1 – Un ado trouve un artefact alien qui se transforme en armure de combat. Il veut s’en servir pour aider les gens, mais les aliens qui ont balancé l’artefact sur Terre veulent s’en servir pour conquérir l’univers. Potentiellement fun et intéressant, si je dois me baser sur les aventures passées du personnage.

CAPTAIN ATOM #1 – A ne pas confondre avec The Atom, qui lui est juste un type capable de rétrécir à volonté. Fun fact : le Doctor Manhattan de Watchmen est basé sur ce personnage. Du coup, attends-toi à voir un arc assez similaire, avec un type qui va sans doute lutter pour ne pas perdre son humanité. Mouaif.

CATWOMAN #1 – Judd Winick promet une série fun, sexy et un peu over-the-top, et avec beaucoup de cambriolages. Il a eu un bon run sur Power Girl, mais son insistance à mentionner le mot « sexy » à chaque fois qu’il parle de cette série m’inquiète un peu. Pas assez pour ne pas lui donner une chance, mais un peu quand même.

DC UNIVERSE PRESENTS #1 – Une série consacrée à tous les héros qui n’ont pas déjà un titre. Le premier arc sera consacré à Deadman, un fantôme qui peut posséder les gens. Ça pourrait être cool, j’ai envie d’en voir un peu plus.

GREEN LANTERN CORPS #1 – Les super-flics de l’espace dans des supers-aventures, où ils vont probablement arrêter des super-vilains qui font des supers-excès-de-vitesse sur les supers-autoroutes. Je crois.

LEGION OF SUPER HEROES #1 – Les super-héros du FUTUR. J’imagine qu’ils feront tout plein de trucs futuristes dans le futur.

NIGHTWING #1 – Dick Grayson laisse tomber le costume de Batman, et retourne au cirque qui l’a vu grandir avant que ses parents meurent et que Bruce Wayne décide de le prendre sous son aile. La décision est controversée, et selon la façon dont Batman #713 se déroule il se pourrait que je rejoigne la foule des gens énervés, mais comme Kyle Higgins écrit plutôt bien dans les pages de Gates of Gotham, je suis prêt à lui faire confiance.

RED HOOD AND THE OUTLAWS #1 – Team-up inattendu entre Jason Todd, Starfire et Roy « Arsenal » Harper avec ses deux bras, ce qui veut dire que l’immonde Cry For Justice a été oublié par le relaunch et tant mieux. Bon, on ne va pas se mentir, je vais prendre les deux premiers numéros parce que LA BITE DE RED HOOD.

SUPERGIRL #1 – Les aventures d’une ado caractérielle avec des super-pouvoirs. Le concept est pas super super vendeur, le costume est moche, j’ai pas vraiment envie de voir ce que ça va donner.

WONDER WOMAN #1 – Alors que tous les nerds se disputent à propos du pantalon ou pas de Wonder Woman, on en oublierait presque que c’est un bouquin de Brian Azzarello avec des très jolis dessins de Cliff Chiang, qui pourrait être carrément intéressant à lire.